dimanche 11 janvier 2015

REFLEXION


5 commentaires:

  1. Je me pose le même genre de questions et je te fais part de ma propre réflexion: j'emmerde les dirigeants et surtout j'emmerde les terroristes et c'est pour ça que je descends dans la rue. Ce n'est pas à l'appel de ceux qui viennent se pavaner en tête de cortège que j'y vais mais ce n'est pas non plus à cause d'eux que je vais renoncer à y aller. J'ai ma propre conscience et les condescendances du genre "il faut pas y aller vous vous faites manipuler" je les emmerde aussi.

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    1. Toujours est-il que plus le peuple se montre choqué, plus ça va donner du poids aux pro-sécuritaires à l'avenir. La réelle attaque contre la liberté viendra des politiciens et ils se baseront sur la réaction du peuple suite à ces 15 meurtres. Plus que la guerre, c'est la migration vers un état policier qui nous menace à présent.

      C'est d'ailleurs pas de la théorie, ça s'est vu déjà aux Etats-Unis par exemple et les américains n'en sont pas du tout satisfaits, rétrospectivement.

      Je me souviens également, du temps où Sarkozy était Président, son retour à l'OTAN et sa posture antagoniste vis à vis de tout alors que la France est historiquement une grande nation diplomatique m'avaient fait conclure que les fanatiques nous mettraient dans le même sac que les USA et que tôt ou tard, un attentat ferait virer notre politique vers l'état sécuritaire. Sounds like this is it ?

      Il y a vraiment de belles choses dans cette manif cela dit. J'adore ce genre de moments. Mais l'intensité de notre réaction aura des conséquences et notre adversaire est, bien davantage que les fanatiques, la tentation sécuritaire.

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    2. 17 meurtres pardon.

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  2. Questions pertinentes.... pour ma part (algérienne vivant en algérie) j'essaye de m'arrêter de tourner, c'est pas facile tous les jours, on a peur de ne plus exister... mon but pour le restant de ma vie : traiter ma propre violence, l'observer, la comprendre et peut-être qu'en la comprenant elle disparaîtra tout simplement, elle se comprendra elle même en quelques sortes et dans un sursaut vertigineux elle disparaîtra et je cesserais de la transmettre alors je m'arrêterai de tourner.............................. le travail de toute une vie j'imagine !

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  3. (Je vais faire un pavé, mais je vais faire mon possible pour qu'il soit pas chiant :s Au moins je vais poser la seule façon d'avoir de l'espoir. Sans trucs niés, généraux et spirituels).
    "Mais si je m'arrête de tourner, est-ce que les écrous autour de moi s'arrêteront aussi ?"

    Tous les militants (écolo, droit du travail, humanitaire etc) se sont posés cette question...désespérante. A vrai dire,il n'y a jamais d'espoir, sauf des singularités dans l'espace-temps (genre les flics en Egypte, l'armée étaient avec les manifestants. Tous le monde était dans la rue. Genre aussi d'autres moments dans l'Histoire). La raison c'est qu'on désire que ça change, et qu'on voit bien qu'on ne peut pas, moi tout seul je suis seul, et ce qui m'empêche d'avancer c'est plein de trucs diffus.
    Plein de trucs diffus = symptômes. Un état, une situation. On ne s'attaque pas aux symptômes.
    Les causes = Tout. C'est multi-factoriel. Le manque d'information,, les ultra-riches, les dirigeants, le peuple qui vote les dirigeants, les médias...on trouve toujours (voir pire on sombre dans le complotisme ou on devient incapable de penser qu'il existe des complots.).
    Non, ce qu'il faut c'est trouver 1 cause, 1 seule, qui influence aussi le reste des causes. La plus grosse.
    Simple,si on a des problèmes, c'est qu'on ne peut pas les résoudre - sinon ils s'évaporeraient vite. C'est qu'on ne peut pas agir dessus (rappel : tout seul, plein de gens pas concerné toussa...), mais le fait qu'on ne puisse pas agir sur le fait qu'on ne peut pas agir, c'est un problème ! Comment ça "on ne peut pas agir" ? Un régime où moi, mais aussi tous les autres 'moi' ne peuvent pas agir, n'ont pas de pouvoir, ça, une démocratie ? Il n'est écrit nul part dans la loi, la constitution, que quelques personnes peuvent changer quoique ce soit (par exemple en 170 ans de démocratie quasi continue, jamais il n'y a eu de référendum d'initiative populaire, que de l'initiative du président ou des députés). Étonnant, dans l'ère moderne, ce sont les (futurs) députés qui écrivent et modifient toujours la (future) constitution, soit les règles qui les régissent. Est-ce que part hasard ne serait-ce pas un conflit d'intérêt ? Je ne dis pas qu'ils sont pourris, je dis juste, qu'en temps que futur ou actuel député, aucun n'a d'intérêt à se faire emmerder tous les mois par une associations qui aura réuni 100 000 signatures (en continuant l'exemple du référendum, mais on peut en prendre d'autres) pour demander à presque 70 millions s'ils sont d'accord et à les faire taffer selon la volonté du peuple de manière régulière (et pas tous les X années).

    Ce fut long. Désolé. C'est même pas terminé. Je ne veux pas vous foutre en colère ou vous faire désespérer., au contraire maintenant que vous avez le problème et la solution (ce n'est pas aux hommes aux pouvoir d'écrire les règles du pouvoir) Donc vous avez de l'espoir. Si ça vous intéresse je vous invite à d'abord aller sur http://www.le-message.org/ (qui résume) puis sur la http://lavraiedemocratie.fr/ (qui approfondit). Désolé d'avoir été long. ^^"

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